Ouvert tous les jours sauf le mardi et les jours fériés
de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Musée des Beaux-arts
Place du Palais de Justice
04 79 33 75 03
musees@mairie-chambery.fr

Tout au long de son histoire, le musée a bénéficié de legs comme celui de l'abbé de Mellarède, plus tard viendront le legs de Georges-Marie Raymond, celui du premier Syndic Tavernay, de l'avocat François Guy, d'Etienne Rey, de Léonce Mesnard, dons royaux....et bien sûr celui déterminant du Baron Hector Garriod, collectionneur savoyard installé à Florence qui cédera près de 250 œuvres.
Parmi elles, le célèbre et mystérieux « Portrait de jeune homme » attribué à Paolo Uccello et les portraits maniéristes « d'homme en armure » de Passerotti.
Cette collection, constituée au XIXe siècle grâce à des donateurs, est davantage que le reflet du goût et des inclinaisons des acheteurs, c'est également celui de l'offre du marché de l'art. On remarque ainsi que le donateur Garriod acquiert de nombreuses peintures du XVIIe et XVIIIe siècles baroques, peintures dévalorisées par le XIXe siècle néo-classique, et que l'on trouvait en abondance dans les ventes d'œuvres d'art. On peut également noter la richesse des écoles de Florence, Naples et Venise dans la collection du Musée des beaux-arts de Chambéry.

L'apogée de la Renaissance se situe à Florence où le peintre Uccello (1397-1475) exécute ce portrait de jeune homme daté de 1440-1450. Cet artiste également orfèvre et dessinateur, est très influencé par Masaccio. Le tableau représente le portrait d'un jeune homme de profil. Ce portrait, appelé « portrait florentin » démontre l'intérêt des artistes pour l'Homme et d'une façon plus général pour les sujets profanes. Ce choix de présentation de profil et en buste est une influence directe de l'art de la médaille antique. L'antiquité guide les artistes vers un idéal de perfection où ils recherchent moins le réalisme que la beauté et l'harmonie.

Le musée possède plusieurs portraits de Passerotti, artiste maniériste travaillant à Bologne. Au XVI siècle, l'art s'écarte de l'équilibre classique de la Renaissance avec le développement d'un nouveau mouvement appelé « Maniérisme » qui s'épanouit dans toute l'Italie et l'Europe entre 1530 et 1610. Les deux « portrait d'homme en armure » font partie d'une série dispersée. On remarque l'étirement des personnages avec de petites têtes, le cadrage coupé à la taille, laissant les mains visibles, la fantaisie et la virtuosité des ornements et des armures.