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contact

Les Charmettes, maison de Jean-Jacques Rousseau
890 Chemin des Charmettes
tél. 04 79 33 39 44
musees@mairie-chambery.fr

horaires

Tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Fermeture les mardis et jours fériés.
Attention : fermeture à 16h30 du 15 octobre au 15 mars.

actualités Les Charmettes maison de Jean-Jacques Rousseau

Les Charmettes maison de Jean-Jacques Rousseau

l'hiver aux Charmettes

« Nous avons vu lever le soleil à la Saint-Jean; nous l'allons voir aussi lever à Noël ou quelque autre beau jour d'hiver; car on sait que nous ne sommes pas paresseux, et que nous nous faisons un jeu de braver le froid. » Jean-Jacques Rousseau, Emile ou de l'éducation, livre III

« Si je veux peindre le printemps, il faut que je sois en hiver; si je veux décrire un beau paysage, il faut que je sois dans des murs; et j'ai dit cent fois que si jamais j'étais mis à la Bastille, j'y ferais le tableau de la liberté. » Jean-Jacques Rousseau, Confessions, livre IV

Les Charmettes sous la neige
Les Charmettes sous la neige, photothèque des musées de Chambéry, Solenne PaulLes Charmettes sous la neige, photothèque des musées de Chambéry, Solenne Paul

« Par la même raison, je n'imiterais pas ceux qui, ne se trouvant bien qu'où ils ne sont point, mettent toujours les saisons en contradiction avec elles-mêmes, et les climats en contradiction avec les saisons ; qui, cherchant l'été en hiver, et l'hiver en été, vont avoir froid en Italie et chaud dans le nord, sans songer qu'en croyant fuir la rigueur des saisons, ils la trouvent dans les lieux où l'on n'a point appris à s'en garantir. Moi, je resterais en place, ou je prendrais tout le contre-pied: je voudrais tirer d'une saison tout ce qu'elle a d'agréable, et d'un climat tout ce qu'il a de particulier. J'aurais une diversité de plaisirs et d'habitudes qui ne se ressembleraient point, et qui seraient toujours dans la nature, j'irais passer l'été à Naples, et l'hiver à Pétersbourg ; tantôt respirant un doux zéphyr, à demi couché dans les fraîches grottes de Tarente; tantôt dans l'illumination d'un palais de glace, hors d'haleine, et fatigué des plaisirs du bal. » Jean-Jacques Rousseau, Emile ou de l'éducation

« Je brûlais de voir les Charmettes, le chemin, la maison de Madame de Warens, le vignoble, le jardin, en un mot tout ce qui avait été décrit par  l'inimitable plume de Rousseau. Il y avait dans Madame de Warens quelque chose de si délicieusement aimable, en dépit de ses faiblesses ; sa gaieté constante, son égalité d'humeur, sa tendresse, son humanité, ses entreprises agricoles, et plus que tout, l'amour de Rousseau, ont gravé son nom parmi le petit nombre de ceux dont la mémoire nous est chère, par des raisons plus aisées à sentir qu'à expliquer. La maison est à  un mille environ de Chambéry, faisant face à un chemin rocailleux qui mène à la ville, et la châtaigneraie, située dans la vallée. Elle est petite, semblable à celle d'un fermier de cent acres, sans prétentions, en Angleterre ; le jardin pour les arbustes et les fleurs est très simple. Le tableau plaît, on aime à se savoir près de la ville, sans la sentir en rien, comme Rousseau l'a décrit. Il ne pouvait que m'intéresser et je le vis avec la plus grande émotion, il me souriait même avec la triste nudité de décembre. Je m'égarai sur ces collines où Rousseau s'était certainement promené et qu'il avait peintes de couleurs si agréables. En retournant à Chambéry, mon coeur était plein de Madame de Warens. » " Arthur Young, Voyages en France pendant les années 1787, 1788, 1789 (trad. H. J. Lesage, 1882)

"I was eager to view Charmettes, the road, the house of Madame de Warens, the vineyard, the garden, every thing, in a word, that had been described by the inimitable pencil of Rousseau. There was something so deliciously amiable in her character, in spite of her frailties-her constant gaiety and good humour-her tenderness and humanity-her farming speculations-but, above all other circumstances, the love of Rousseau, have written her name amongst the few whose memories are connected with us, by ties more easily felt than described. The house is situated about a mile from Chambery, fronting the rocky road which leads to that city, and the wood of chesnuts in the valley. It is small, and much of the same size as we should suppose, in England, would be found on a farm of one hundred acres, without the least luxury or pretension; and the garden, for shrubs and flowers, is confined, as well as unassuming. The scenery is pleasing, being so near a city, and yet, as he observes, quite sequestered. It could not but interest me, and I viewed it with a degree of emotion; even in the leafless melancholy of December it pleased. I wandered about some hills, which were assuredly the walks he has so agreeably described. I returned to Chambery, with my heart full of Madame de Warens." Arthur Young, Travels in France during the years 1787, 1788, 1789.